Pierre-Yves Renkin

  • Femme à la panthère

  • Femme à la panthère

Une technique délaissée, qui est celle de la terre et du carton, pour reproduire le modelé avec la texture et toute la chaleur du continent africain qui continue de me passionner.
Travail de mémoire et hommage aux naturalistes voyageurs du 19ième siècle, véritables anthropologues que leur passion a menés à travers les vastes territoires de découvertes.

Sculpteur, né en 1960 à Bruxelles.

Passe les 4 premières années de son enfance en Afrique,
dans l’ex-Congo belge, à Stanleyville.
D’une formation classique (collège Saint Michel),

Pierre-Yves Renkin a commencé à étudier le dessin et la peinture à l’Institut Saint Luc à Bruxelles. Passionné par les animaux, leur vie, leurs formes, il débutera sa carrière à 19 ans au Musée des Sciences Naturelles, en tant que taxidermiste préparateur pour les collections mammologiques et ornithologiques. A 27 ans (1987) il se lance en tant qu’indépendant en reprenant deux enseignes illustres de naturalistes, dont la Maison Van Tieghem, chaussée d’Anvers. Ont sa préférence les gros animaux, félins, ours, rhinocéros, hippopotames,crocodiles et autres éléphants, etc.

Il s’implique dans le monde de la pub et du cinéma (J.J. Beineix, Jaco Van Dormael) en créant des animaux, vrais ou faux, et des maquettes artificielles, pour des campagnes de grandes marques. Mais rapidement il

délaisse les butins de chasseurs et

développe son talent de sculpteur et de re-créateur d’animaux hyperréalistes, particulièrement en reconstituant des animaux disparus dont le fameux Dodo de l’Ile Maurice, pigeon aptère (qui ne vole pas) disparu en 1690. A travers d’autres ateliers, il produit des animaux de toutes sortes en carton, polyester, polyuréthane et en bronze.

Durant 5 ans, début des années 2000, Pierre-Yves est consultant au Qatar dans le zoo privé du Cheikh Saoud Al Thani, où, en collaboration avec une équipe de chercheurs et scientifiques, il travaille, pour le Patrimoine du Qatar, à la préparation (empaillage) d’espèces en voie d’extinction.

Au fil du temps, grâce au nombre d’espèces rares qui atterrissent dans son atelier chez lui, à Hannêche, il se constitue une collection exceptionnelle de moulages en plâtre, qui lui servent de références utilisées en sculpture.

De 1995 à 2000, il réalise en bronze les trophées du prix culinaire « le Saint Hubert gourmand » décerné par la Fondation du même nom.

Quelques dates.
  • 1993 : 1er prix de sculpture au championnat européen de Leide (Hollande) avec 2 rhinocéros, un noir et un blanc
  • 1994 : réalise un yak pour la société Moulinsart, lors de l’exposition « Au Tibet avec Tintin » au Cinquantenaire
  • 1998 : participe au 3ème salon des artistes naturalistes du Museum des Sciences Naturelles de Paris, dans le cadre de la commémoration Pompon
  • 2000 : pour l’expo universelle de Hanovre, réalise une vingtaine d’animaux en carton dont le « Pornocrates » de Félicien Rops, en partenariat avec les grands couturiers de la région bruxelloise
  • 2001 : réalisation d’un cerf hyperréaliste en bronze pour le site de l’usine Bru-Chevron
  • 2006 : gagne le 1er prix au championnat européen de taxidermie de Langarone (Italie)  avec un Dodo qui se trouve aujourd’hui exposé dans la Grande Galerie du Museum des sciences naturelles de Paris
  • 2010 : sculptures animalières et chimères à la galerie Chamarande, Bruxelles
  • 2011 : Son exposition « Le Monde de Pierre-Yves Renkin » au centre culturel Marinus de Woluwé St Lambert, rétrospective de ses collections d’objets didactiques et scientifiques, lui attire des reportages télé jusqu’en Chine.
  • 2012 : La Galerie Sans Nom l’invite à participer au collectif d’artistes exposant aux 2 Alice en octobre, avec une série de bustes africanisant en carton et terre.
  • Exposition de sculptures animalières prévue au Grand Duché du Luxembourg en décembre.